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Summa Catholica β

Portail des Encycliques

Emoji u1f4d6.svg Définition

Les encycliques (litteræ encyclicæ) désignent, étymologiquement, des lettres circulaires, puisque leur nom vient de ἐγκύκλιος adjectif grec dérivant lui-même du substantif κύκλος cercle. Autrefois, on désignait sous ce nom les lettres que les évêques ou les archevêques adressaient à leur troupeau ou à d’autres évêques. On appelle aujourd’hui lettres pastorales les circulaires que les évêques envoient, spécialement pour le carême, à leurs diocésains. Mais l’usage a restreint le terme d’encycliques exclusivement à une catégorie spéciale de lettres apostoliques adressées par le pape à la chrétienté entière. Elles diffèrent, au point de vue de leur forme technique, des constitutions dogmatiques et des décrets pontificaux, expédiés connue bulles ou connue brefs. Elles rentrent dans la catégorie des simples lettres apostoliques, et elles ne s’en distinguent qu’en ce qu’au lieu d’être destinées à des particuliers ou aux évêques et archevêques d’une contrée, d’un pays, elles sont adressées « aux patriarches, primats, archevêques, évêques et autres ordinaires en paix et en communion avec le siège apostolique ». Cependant quelques encycliques ont été envoyées aux évêques et aux fidèles d’une seule contrée, par exemple, l’Italie. Elles sont écrites en latin et parfois elles sont accompagnées d’une version italienne. On les désigne connue les bulles et les autres lettres apostolique par leurs premiers mots. Elles ne promulguent pas de définitions nouvelles, mais traitent de sujets qui intéressent l’Église entière. Le pape y condamne parfois des erreurs et y signale des dangers que courent la foi et les mœurs ; il y exhorte les catholiques à la fidélité et à la constance dans la vérité et la saine doctrine, dont il rappelle les principaux points, et il y indique des remèdes aux maux qui existent déjà ou qui sont à redouter.


Emoji u270d 1f3fb.svg Encycliques par pape


Emoji u1f56f.svg Lumière sur l'encyclique Qui pluribus

Vénérables Frères, Salut et Bénédiction Apostolique.

Nous qui, depuis un nombre d'années assez considérable, Nous livrions comme Vous, selon toute la mesure de Nos forces, à l'accomplissement de cette charge épiscopale si pleine de travaux et de sollicitude de tout genre ; Nous, qui Nous efforcions de diriger et de conduire sur les monts d'Israël, aux bords des eaux vives, dans les pâturages les plus féconds, la portion du troupeau du Seigneur confiée à Nos soins ; Nous voici, par la mort de Grégoire XVI, notre très illustre prédécesseur, et dont la postérité, saisie d'admiration pour sa mémoire, lira les glorieux actes inscrits en lettres d'or dans les fastes de l'Église ; Nous voici porté au faîte du Suprême Pontificat, par un dessein secret de la divine Providence, non seulement contre toute prévision et toute attente de Notre part, mais au contraire avec l'effroi et la perturbation extrêmes qui alors saisirent Notre âme. Si, en effet, et à toutes les époques, le fardeau du ministère apostolique a été et doit être toujours justement considéré comme extrêmement difficile et périlleux, c'est bien certainement de nos jours et de notre temps, si remplis de difficultés pour l'administration de la république chrétienne, qu'on doit le regarder comme extrêmement redoutable. Aussi, bien pénétré de Notre propre faiblesse, au premier et seul aspect des imposants devoirs de l'Apostolat suprême, surtout dans la conjoncture si difficile des circonstances présentes, Nous nous serions abandonné entièrement aux larmes et à la plus profonde tristesse, si Nous n'avions promptement fixé toute Notre espérance en Dieu. notre salut, qui ne laisse jamais défaillir ceux qui espèrent en Lui, et qui, d'ailleurs, jaloux de montrer de temps à autre sa toute puissance, se plaît à choisir pour gouverner son Église les instruments les plus faibles, afin que de plus en plus tous les esprits soient amenés à reconnaître que c'est Dieu Lui-même, par son admirable Providence, qui gouverne et défend son Église. D'ailleurs, ce qui Nous console et soutient aussi considérablement notre courage, Vénérables Frères, c'est que, en travaillant au salut des âmes, Nous pouvons Vous compter comme Nos associés et Nos coadjuteurs, Vous qui, par vocation, partagez Notre sollicitude, et Vous efforcez, par Votre zèle et Vos soins sans mesure, de remplir Votre saint ministère et de soutenir le bon combat.